Clothilde & Co.

Un blog avec, à l'intérieur, des photos de famille et de voyages (enfin, si le pouvoir d'achat nous le permet), des remarques, des idées, de la politique, du foot et, avant que cela ne soit interdit, peut-être quelques coups de gueule ici et là.

29 mars 2008

OpinionWay, la voix de son maître

Quand les vieilles recettes de la campagne présidentielle tentent de sauver le soldat Sarkozy ...

Dans l'édition papier du Figaro d'hier, le titre de la page 3 prétendait que "pour 58 % des Français, le style Sarkozy a changé en bien". C'est une contre-vérité. En réalité, le sondage d’OpinionWay montrait que 49 % des Français estiment que Nicolas Sarkozy exerce sa fonction de président de la République de manière différente. Une minorité donc. Parmi cette minorité, 58 % trouvent qu’il a changé plutôt en bien. Or, 58 % de 49 % font 28 % seulement de la totalité des Français !

sondage

Alors que les médias traditionnels ont repris toute la journée ce titre trompeur, des internautes ont été décortiquer eux-mêmes les résultats d’un sondage une fois de plus bidon et utilisé à des fins de propagande grossière. Il serait bien naïf de penser que ces mêmes médias, très souvent à la solde de grands groupes industriels proches du pouvoir, rectifieront.

De plus, tout travail méritant salaire, je vous invite, comme je le fais personnellement, à ne plus répondre, ou à répondre de façon volontairement erronée, aux instituts qui vous contacteraient. Ces instituts, aux bénéfices énormes et aux chiffres de croissance à deux chiffres, revendent très cher vos opinions respectives obtenues gratuitement, quand ils ne les déforment pas. Pourquoi les aider ?
 
Citoyens électeurs, prenez garde aux sondages qui déforment la réalité !

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24 février 2008

De Sarkozy et d'un élève de primaire, qui est le plus impoli ?

Fais ce que je dis et pas ce que je fais (suite) : le président Sarkozy, qui souhaitait il y a moins de 10 jours, à Périgueux, un retour aux "fondamentaux" pour diminuer l'échec à la sortie de l'école primaire, avec notamment l'apprentissage, je cite, des règles de politesse et de bonne tenue, ferait bien mieux de commencer par s'appliquer ces règles de politesse et de bonne tenue à lui-même. En vidéo, ci-dessous, un exemple de plus du naufrage institutionnel de notre pays :

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23 février 2008

Ca sera Barack Obama !

Après 11 victoires de suite - dont la dernière chez les démocrates résidant hors des États-Unis - et un débat avec sa concurrente Hillary Clinton qui n'a pas, il faut le dire, amené grand chose de neuf, Barack Obama voit maintenant se rallier à lui certains superdelegates (super-délégués) anciennement pro-Clinton. Les super-délégués sont des détenteurs de mandats électifs ou des responsables des instances démocrates ; ils  participent de droit à la convention nationale chargée de choisir celui qui défendra les couleurs du parti face au candidat républicain pour la course à la Maison Blanche. Ils sont près de 800, soit un cinquième de la totalité des délégués, et peuvent voter pour qui ils veulent, contrairement aux autres délégués.

Obama2

Certaines rumeurs prêtaient même à la sénatrice de l'état de New-York, favorable en son temps à l'intervention des forces américaines en Irak, l'intention de renoncer. Les rumeurs ont été démenties, certes, mais il faut bien dire que tout ça sent un peu le sapin pour le camp Clinton. Donc, à moins d'un revirement que j'estime assez improbable lors des primaires du Texas et de l'Ohio le 4 mars prochain, ça sera Barack Obama qui défendra les couleurs bleues du parti démocrate aux prochaines élections présidentielles américaines et qui, c'est probable aussi, les gagnera !

Un président afro-américain, jeune, sensible aux valeurs de progrès et d'une intelligence fine ne sera pas de trop pour faire oublier aux Américains et au reste de la planète les errements des années George W. Bush.

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17 février 2008

Ouaddou à Metz : racisme toléré et carton jaune en prime !

Hier soir, lors d'un match de championnat de France entre le FC Metz et l'équipe de Valenciennes dont il est le capitaine, l'international marocain Abdeslam Ouaddou a été victime pendant toute une mi-temps d'injures racistes répétées de la part d'un abruti assis dans les gradins. Ca, si vous vous intéressez au foot, vous le savez déjà.

ouaddou Ce qui me choque encore davantage que la bêtise humaine, à laquelle on s'habitue, malheureusement, c'est que malgré les plaintes répétées du joueur auprès de l'arbitre, ce dernier n'a rien fait, si ce n'est lui infliger un carton jaune pour avoir tenté lui-même de faire cesser l'intolérable. Sachez le donc une fois pour toute : dans le championnat de France de Ligue 1, on tolère les insultes racistes. On tolère bien les arbitres incompétents, les présidents vindicatifs, les joueurs hésitants et les 0-0, alors pourquoi pas les insultes racistes, que diable !

Plus sérieusement, il est immensément dommage que, malgré les campagnes de sensibilisation de l'UEFA et les nombreux précédents (en France et ailleurs), Damien Ledentu, l'arbitre, n'ait pas été en mesure de comprendre que le fait de laisser perdurer de tels comportements dans un stade était complètement irresponsable. Et il ne peut pas dire qu'il n'était pas au courant : il a été prévenu, plusieurs fois, et ni lui ni aucun officiel présent n'a jugé bon de réagir. C'est une chose de vouloir - et d'avoir obtenu - un statut officiel pour les arbitres, encore faut-il en être digne ! Hier soir, ce n'était pas le cas.

Abdeslam Ouaddou a porté plainte auprès des forces de l'ordre, le FC Metz s'est porté partie civile (ce qui est tout à son honneur) et l'abruti a, à priori, été arrêté. Voyons maintenant si la justice est plus efficace que les officiels du football français pour nettoyer les stades. Abdes, on pense à toi !

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L'Appel Républicain de Marianne

Je reproduis ci-dessous l'Appel Républicain, publié dans l'hebdomadaire Marianne, signé par dix-sept personnalités de la droite, du centre, de l'écologie et de la gauche républicaine et auquel je souscris. Eh oui, je suis inquiet de la situation de notre pays ; mais bon ça n'est peut-être que génétique !?!

marianneIl se passe de drôles de choses dans notre République. L'actuel Président avait bien promis la rupture. Rupture il y a, mais pas seulement telle qu'elle avait été annoncée.

Un gouvernement marginalisé, dont le travail s'avère pré-mâché par les conseillers du Prince. Rupture.

Un Président qui semble déserter la fonction, parlant tour à tour comme croyant ou comme laïc. Rupture.

Un Président qui veut mettre la politique en chiffres, comme s'il s'agissait de vendre des petits pois. Rupture.

Un Président qui entend diriger ses équipes comme un manager d'hypermarché, distribuant bons et mauvais points, primes ou sanctions. Rupture.

Un Président qui reste chef de parti et dont le domaine réservé est davantage la Mairie de Neuilly que la politique de défense. Rupture. (et si je peux me permettre, même ça il le fait mal)

Un Président qui prétend substituer au débat contradictoire traditionnel entre majorité et opposition la mise en scène des divergences entre ses courtisans et ses ministres. Rupture.

Un Président qui affirme devoir être heureux pour gouverner le pays. Rupture.

Un Président qui annule ses rendez vous du soir et du matin pour vivre pleinement son couple. Rupture.

La liste est longue des stupéfiantes innovations, que, volontairement ou involontairement, Nicolas Sarkozy a introduit dans la politique présidentielle. Ce nouveau cours suscite donc des inquiétudes, une anxiété même. C'est cette anxiété, qui risque bien de s'amplifier dans les semaines et les mois à venir, que traduit l'appel républicain de dix-sept hommes et femmes politiques que nous reproduisons ci-dessous. On ne doit pas se tromper sur sa signification : si des personnalités politiques de premier plan qui ont l'habitude de s'affronter sur la scène publique depuis des années, prennent le risque de s'afficher au bas d'un même texte à quelques jours d'un scrutin dont le président lui a annoncé qu'il serait politique, si cet appel a recueilli la signature de plusieurs hommes et femmes politiques de la droite républicaine, c'est bien que le contexte politique créé par huit mois de sarkozysme est totalement inédit. A lire. A méditer. Avant d'agir ?

Pour une vigilance républicaine

"Les soussignés se réclament de sensibilités très diverses, et ils ont sur un certain nombre de sujets importants des positions très différentes, mais ils ont malgré tout en commun un certain nombre de convictions et de valeurs qu'ils entendent réaffirmer.

- Leur attachement au principe républicain et, en conséquence, leur refus de toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective.

- Leur attachement aux fondamentaux d'une laïcité ferme et tolérante, gage de la paix civile.

- Leur attachement à l'indépendance de la presse et au pluralisme de l'information.

- Leur attachement aux grandes options qui ont guidé, depuis cinquante ans, au-delà des clivages partisans, une politique étrangère digne, attachée à la défense du droit des peuples et soucieuse de préserver l'indépendance nationale et de construire une Europe propre à relever les défis du XXI° siècle.

Au-delà de leurs divergences, les soussignés tiennent à rappeler leur engagement à défendre, séparément ou ensemble, ces impératifs, comme toujours cela fut fait au cours de l'Histoire de la République."

Pierre Lefranc, ancien chef de cabinet du Général de Gaulle
Dominique de Villepin, ancien Premier ministre
Ségolène Royal, ancien ministre, Présidente de la région Poitou-Charentes
François Bayrou, ancien ministre, député des Pyrénées-Atmantiques
Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre
Corinne Lepage, ancien ministre
Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne
Bertrand Delanoë, maire de Paris
Maurice Leroy, député de Loir-et-Cher
Nöel Mamère, député de la Gironde
Jean-Christophe Lagarde, député de la Seine-Saint-Denis
Marielle de Sarnez, conseillère de Paris
André Gérin, député du Rhône
Arnaud Montebourg, député de la Saône-et-Loire
Jacqueline Gourault, sénatrice du Loir-et-Cher
Jean-Pierre Brard, député de la Seine-Saint-Denis
Jean-Paul Bled, président des Cercles universitaires d'études et de recherches gauliennes

Sources : http://www.marianne2.fr

Posté par benjetpascal à 11:43 - Vie citoyenne - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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